L'équipe UDF d'Aubagne installe une nouvelle rubrique dans son blog: "la chronique de l'association des contribuables aubagnais".
Un de nos principaux objectifs est de dire la vérité à nos concitoyens, un autre est de contribuer à l'assainissement de "la vie publique".
Nous trouvons que ces chroniques vont dans ce sens.
Cordialement.
Les élus UDF aubagnais: Jean-Marie ORIHUEL, Jean- Charles CUTTICA, Josyane ROYERE
CHRONIQUE DE L’ASSOCIATION DES CONTRIBUABLES D’AUBAGNE
24 Avril 2006.
« CE QUE NOUS COUTENT NOS ELUS »
LES FAITS
L’association Contribuables Associés publie en avril 2006 une monographie intitulée « ce que nous coûtent vraiment nos élus ». Nous vous invitons à la commander (1) ou à lire sur son site (2).
Quelques chiffres en substance :
- bénéficient de rémunérations : 78 élus au parlement européens, 377 députés et 331 sénateurs, 2.040 conseillers régionaux, 4.054 conseillers généraux, 36.785 maires et leurs adjoints, sans oublier les présidents d’agglomérations et de syndicats intercommunaux.
- Le budget global s’élève pour 2006, à 502.179.400 € pour l’assemblée nationale et 308.917.700 € pour le sénat. «Chacun des 577 députés coûtera donc cette année à la nation 2.384 € par jour et chacun des 331 sénateurs, 2.557 € ! ». Le coût d’un député européen est encore plus élevé. Le document ne manque pas aussi de rappeler les coûts d’une retraite et d’une fiscalité avantageuses,
- les indemnités des présidents de région, de communauté d’agglomération sont analysées.
COMMENTAIRES
1- La France possède un taux de représentation parlementaire plus élevé que dans des démocraties telles que les Etats-Unis et l’Allemagne : 1 parlementaire pour 69.053 habitants en France versus 1 pour 532.336 aux Etats Unis et 1 pour 106.530 pour un pays comparable comme l’Allemagne. Nous savions déjà qu’elle dispose de la plus importante représentation à l’étranger pour des résultats médiocres (influence sur le cours des événements, commerce extérieur, francophonie…)
2- Au nom de la séparation des pouvoirs, le ministre des finances (l’exécutif) n’a pas de droit de regard sur les crédits que se votent les parlementaires (le législatif). Le seul contrôle théorique est fait par deux magistrats de la cour des comptes, dont le pouvoir se limite à une voix consultative.
3- Personne ne contrôle non plus la « liste civile » du chef de l’état, sans cesse en augmentation, paraît-il en raison de la suppression des fonds secrets du président, ainsi que de ceux du premier ministre…rappelez-vous, ce sont ces fonds secrets qui permettaient, 10 ans plus tard, de régler en espèces des voyages personnels.
CONCLUSION.
Admettons, contrairement, à la conclusion de cette monographie que la démocratie peut se mesurer « à l’aune du nombre d’élus », mais souhaitons alors :
1°) qu’ils soient efficaces, ce qui nécessitera probablement une révision constitutionnelle et la diminution des pouvoirs des administrations,
2°) que la conduite des affaires du pays se fasse sans faste, modestement.
3°) que tous les acteurs de vie politique aient à l’esprit la charge de leurs décisions sur les finances de chacun d’entre nous... le baudet n’en peut plus !
1- 42 rue des Jeûneurs, 75077 Paris 02