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Jean-Marie ORIHUEL,Josyane ROYERE, Jean-Claude GAGNON et toute leur équipe ont projet de vous faire percevoir les valeurs et messages du "Mouvement Démocrate".

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François BAYROU se pose en alternative "aux monarchies des pouvoirs de droite et de gauche".

Interview de François Bayrou
Le Télégramme - 03.11.06

 

 

  Aujourd'hui, le président de l'UDF est crédité par les sondages d'un score supérieur à 10% à la prochaine présidentielle.  

 Votre livre est intitulé « Au nom du tiers état ». Qu'est-ce qui vous autorise ainsi à parler en son nom ?
Tout élu du peuple devrait parler au nom du tiers état. Nous sommes même élu pour représenter ce peuple sans relations. Mais, avec le temps, on a laissé se reformer un pouvoir verrouillé. Ce n'est plus, comme jadis, celui de la noblesse et du haut clergé mais le monde clos des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques. Aujourd'hui, de plus en plus de Français ressentent cette exclusion. Et ce ne sont plus seulement les Français qui ont été tenus depuis longtemps à l'écart des centres du pouvoir : les paysans, les ouvriers, les employés modestes, les chômeurs ou les petits retraités. Ce sont aussi désormais les médecins, les chefs d'entreprises petites ou moyennes, les professions libérales. Ceux-là alimentaient naguère la société politique, par notables interposés.

Cette analyse que vous formulez sur l'évolution de la société française explique-t-elle le changement de regard que l'opinion semble porter sur vous depuis quelque temps ?
Pour les Français, le duel entre les deux partis dominants, PS et UMP, est une impasse. Les citoyens ont compris que je n'étais pas inféodé à ces partis, et pas davantage à des intérêts économiques, médiatiques ou autres. Lorsque j'ai pensé que des actes graves étaient commis dans le cadre de l'Etat, j'ai voté la censure. Lorsque j'ai eu le sentiment que les médias manquaient d'objectivité, je l'ai dit, y compris sur de puissantes chaînes de télévision. Tout cela, ces risques pris au service d'une certaine idée de la République , c'est pour les Français une garantie.

Pensez-vous être en mesure de figurer au second tour ou ambitionnez-vous simplement d'en être l'arbitre ?
Le but de mon action est d'être au second tour de la prochaine élection présidentielle pour changer la donne et faire une majorité nouvelle. En 2002, les Français ont choisi Le Pen pour faire entendre ce message de changement. Ils savent aujourd'hui que voter Le Pen aboutirrait à renforcer le pouvoir en place. A partir du  de 82 % des voix, Jacques Chirac a eu les mains libres pour constituer un gouvernement de son clan, celui des 19 % qu'il avait obtenus au premier tour...Les Français veulent échapper au choix préfabriqué qu'on veut leur imposer.

Qui préféreriez-vous affronter au second tour ? Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal ?
Je crois que le débat serait plus net si j'étais opposé à Nicolas Sarkozy. Nous aurions alors vraiment une confrontation entre deux modèles de société. Et cela au moins sur trois points : il donne une grande place à la réussite matérielle dans l'échelle des valeurs sociales, d'où la place qu'il accorde auprès de lui aux vedettes de la Bourse ou du show-biz. Pour moi, les vraies réussites n'ont rien à voir avec la célébrité ou la richesse. Ensuite, il aime à faire monter la tension entre différentes catégories de Français et, pour cela, il désigne des catégories à l'accusation publique : les juges, par exemple, ou les assistés. Nous sommes une société déjà très violente. Il est imprudent de rajouter de l'agressivité à l'agressivité. Enfin, troisième point de désaccord, le président de l'UMP affiche pour George Bush et pour l'actuel modèle américain une fascination que je ne partage pas et risque de changer l'équilibre de la politique étrangère de notre pays.

Vous sentez-vous plus proche de Ségolène Royal ?
Non, pas vraiment. Je suis profondément choqué par ses dernières déclarations. J'avais déjà été troublé quand elle avait annoncé que les entreprises de sa région qui appliqueraient la loi instaurant le contrat nouvelles embauches (CNE) seraient privées de subventions. J'avais alors trouvé incroyable que l'on puisse dire une chose pareille dans le cadre de l'Etat républicain, et mettre ainsi en cause l'autorité de la loi. Cette fois-ci, elle va encore plus loin. Son idée, naturellement impraticable mais absolument inquiétante, de constituer des jurys républicains tirés au sort pour surveiller les élus généralise la défiance là où devrait régner la confiance.

Vous n'avez pas souhaité participer au documentaire de Patrick Rotman sur Jacques Chirac. Après douze ans de présidence, quel jugement portez-vous sur son bilan ?
Jacques Chirac est un personnage extrêmement complexe. C'est quelqu'un qui a des intuitions justes. Il a eu ainsi l'intuition de la fracture sociale, qu'il a malheureusement abandonnée. Ce qu'il a fait au moment de la guerre d'Irak est important pour beaucoup de Français. Il a, en outre, résisté à la pensée unique. Mais tout ceci a été gâché par une manière de changer de cap à tout instant, et aussi par sa réticence à dire des choses profondes, à parler vraiment. C'est sans doute pourquoi il n'a pas voulu, ou su, donner à la France les impulsions qu'un président de la République a la charge de proposer. Jacques Chirac a par ailleurs colonisé l'appareil d'Etat au profit de ses proches. Or, pour moi, la préservation de l'Etat impartial (pour reprendre la formule de Raymond Barre) demeure la pierre angulaire de la République.

Quell es seront, selon vous, les questions clés de la campagne ?

J'en vois au moins deux : comment combler le gouffre entre le peuple et les pouvoirs ? Et quel avenir pour notre modèle de société, républicain et social autant que libéral, quand il est confronté à la mondialisation

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 Qui est françois BAYROU ? 

Né le 25 mai 1951 à Bordères ( Pyrénées-Atlantiques ).Marié et père de six enfants,Il est professeur agrégé de lettres.

Il a été :
-Professeur à Pau (1973-79 et 1982-84)
-Chargé de mission auprès du ministre de l'Agriculture (1979-81)
-Chargé de mission à la présidence du Sénat (1981-82) 
-Conseiller municipal de Pau (1983)  
-Conseiller du président du Parlement européen (1984-86)
-Député de la 2ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques de 1986 à 1993 (Nomination comme membre du gouvernement ) puis de 1997 à 1999 ( Démission ), réélu en 2002.
-Ministre de l'éducation nationale de 1993 à 1997
-Député européen de 1999 à 2002
-Membre de la commission des finances à l'assemblée et membre du groupe d'amitié ou du groupe d'études à vocation internationale entre la France et Israël. 
-Membre du Conseil général desPyrénées-Atlantiques.
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COMMENTAIRE des ELUS UDF d'AUBAGNE.

On sent aujourd’hui, en écoutant nos concitoyens, un malaise, voire une aversion, vis-à-vis des partis de droite et de gauche, voire de leur représentation présente et passée au sommet de l’état.

 C'est vrai que "les nombreux citoyens du nouveau tiers état" ont le sentiment de vivre une sorte de monarchie, d'être dépossédés de leur droit démocratique, et d "être préssés comme un citron pour satisfaire des privilèges qui n'ont pas lieu d'être".Il reste aux citoyens ,qui ne sont aucun"anesthésiés par les médias",leur bon sens, leur dignité et "leur prochain vote".

Les électeurs habituels des partis extrêmes le disent, et ne croyaient avoir, jusqu'en début 2006, que le choix de la récidive du cataclysme d'avril 2002, en redonnant les clés du pouvoir, à la roulette russe, soit à la droite, soit à la gauche, après avoir donné un grand coup de poing sur la table du bureau de vote.

Le parti dominant (l’UMP) n'a pas su écouter les préoccupations des français,  le parti challenger (parti socialiste)  ne fait que de la politique politicienne, et tous deux ne s'agitent qu'en gesticulations médiatiques.

  Depuis le 29 janvier 2006,l’UDF, devenu " Parti Libre", sous l’impulsion de François BAYROU, prend  de plus en plus,jour après jour, le chemin de la troisième voie,  qui comprend bien évidemment les propositions nombreuses du Centre,  mais aussi les chemins de la contestation, ce que nous appelons « la révolution civique  ».

Les électeurs sont peu à peu en train de s'approprier ces nouveaux messages.

Et ils les porteront dans l'isoloir le 22 avril 2006, en "tapant sur la table de l'urne". Le Centre va avec tous les français à la rencontre de leur destin , qui est celui de la démocratie retrouvée et des valeurs retrouvant leur sens.

  Les élus UDF aubagnais.

 

 

 

 

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