"Dans l'esprit, c'est la liberté, la liberté des gens, c'est normal", a déclaré mardi l'élu centriste devant quelques journalistes qui l'interrogeaient sur ce qu'allait annoncer M. Bayrou.
M. Leroy sortait d'une réunion du président de l'UDF avec ses parlementaires au siège de son parti. Une réunion que le député a qualifiée d'excellente, de "chaleureuse", "sans aucune tension", mais au contraire avec "unité de vues et cohérence".
"La réunion s'est très bien passée, chacun s'est exprimé, le pack est uni et groupé", a de son côté déclaré Phillipe Folliot, député UDF du Tarn.
Parmi ces élus figuraient Hervé Morin, François Sauvadet, Jean-Marie Cavada, Jean-Louis Bourlanges.
A son arrivée, Philippe Folliot a estimé que "nul n'était propriétaire de ses voix", souhaitant que "chacun se positionnne en son âme et conscience".
"Le fait majeur de l'élection présidentielle a été l'émergence d'une troisième force. François Bayrou doit rester en phase avec ce qu'il a dit pendant la campagne" a-t-il justifié.
"C'est la logique des choses que l'UDF se refonde en fonction de son résultat", a-t-il ajouté, en allusion au projet de création d'un parti démocrate caressé par François Bayrou.
Sur la même ligne, le président du groupe UDF au conseil de Paris, Didier Bariani, a expliqué qu'il "ne voyait pas pourquoi un courant politique qui s'est battu pour exister va lui-même s'exterminer tout seul dans les 48 heures en prenant position pour l'un ou l'autre des candidats contre lesquels il s'est battu".
François Sauvadet (député de Côte-d'Or) a exprimé sa "confiance en François Bayrou".
"L'appel au ralliement me fait personnellement doucement rigoler", a ironisé Maurice Leroy. Pour cet élu, "ceux qui appellent à voter Nicolas Sarkozy ne se rallient pas, ils connaissent le mode de scrutin".
Les UDF ne doivent pas, à ses yeux, "avoir d'inquiétude en ce qui concerne les législatives. Nous avons toujours eu des adversaires face à nous, nous sommes vertébrés".
"Les électeurs sont libres. Chacun se déterminera en conscience. C'est vrai aussi pour les élus", a-t-il dit.
Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne) a considéré que "quelqu'un d'indépendant peut choisir. Je pense que cette ligne est majoritaire. Le centre indépendant est en train de naître. Il peut être amené un jour à gouverner (...) Sur ce long chemin, il faudra passer des alliances".
Le sénateur Philippe Nogrix (Ille-et-Vilaine), interrogé sur l'appel de Ségolène Royal, l'a jugé "beaucoup trop médiatique pour être franc".
La Conférence de presse de François Bayrou sera diffusée
Mercredi 25 avril à 15 heures 30 sur
LCI, iTélévision, BFM TV, LCP-AN et France 24 .