Jean-Marie ORIHUEL,Josyane ROYERE, Jean-Claude GAGNON et toute leur équipe ont projet de vous faire percevoir les valeurs et messages du "Mouvement Démocrate".
Il faut tout d’abord constater que, eu égard au taux d’abstention record, et compte tenu de l’inéluctable dynamique présidentielle, les près de 8 % obtenus le 10 juin dernier à l’occasion du premier tour de ces élections législatives constituent une rampe de lancement intéressante: le centre indépendant fait mieux que le centre inféodé à la droite de 2002.
Le MoDem aura dans les mois à venir, un espace politique. D’une part, en effet, il est probable que la tragique situation du PS risque de durer. D’autre part, l’état de grâce du nouveau président de la République ne durera pas, ce qui, mécaniquement, permettra au MoDem comme aux autres familles politiques qui ne sont pas dans la majorité présidentielle d’être prochainement à nouveau audibles.
Reste, enfin, à s’interroger sur les moyens qui, demain, permettront au MoDem de peser sur la vie politique française, voire de devenir ce mouvement central que François Bayrou appelle de ses vœux. D’un point de vue strictement stratégique, une clarification s’impose. Si la stratégie d’indépendance est vraisemblablement la bonne après plus de trente années d’allégeance à la droite, elle risquerait de déboucher sur une impasse dès lors qu’elle se muerait en posture autistique. Les dirigeants et les militants du MoDem doivent se défier d’une certaine radicalité centriste qui, par crainte de retomber (mais du côté gauche cette fois…) dans les errements du passé, les empêcherait de distinguer entre la notion d’alliance-dépendance et celle d’alliance-partenariat.
La première est celle qui consiste à négocier – ou plutôt, à quémander – des strapontins à un allié surpuissant avant le premier tour d’une élection locale – c’est ce que l’ancienne UDF a pratiqué pendant des années -. La seconde est le résultat d’un débat et d’une négociation entre partenaires de forces à peu près équivalentes et se traduisant par un accord sur un projet commun (avant l’élection) et sur un engagement de désistements réciproques (entre les deux tours d’une élection).
Quoi qu’il en soit, la meilleure stratégie est finalement celle du projet. Ce projet existe : c’est le « projet d’espoir » de François Bayrou, qui devra être conforté et développé. En travaillant à ce projet, et en débattant sur son contenu, les militants du jeune mouvement pourront rapidement être actifs sur le "terrain". Le premier rendez-vous est d’ores et déjà fixé : ce sont les assises de la démocratie annoncées pour la fin août par François Bayrou .
| Le futur appartient à ceux qui voient les possibilités avant qu'elles ne deviennent évidentes. |