La France vit une crise grave. Après la révolte dans les banlieues arrive la révolte étudiante et lycéenne. Notre jeunesse souffre de la peur de l’avenir et de la morosité de leurs aînés.
Les valeurs qui cimentent notre cohésion sociale s’effritent, car le monde évolue vite et notre société française ne parvient pas à s’adapter à cette évolution. Pourquoi ?
Les détenteurs du pouvoir ne disent pas la vérité et privilégient la communication à l’action. Le faire valoir au faire savoir. Plus grave, ils manipulent l’opinion pour asseoir les privilèges du pouvoir. Et par là empêcher toute initiative citoyenne. En bloquant les dialogues, en mettant des murs entre les citoyens en tentant de préserver les clivages idéologiques droite gauche désuets, en simulant la concertation éclairée et dynamique pour mieux imposer les idées des « chefs ».
La perte relative du sens et des fonctions des valeurs individuelles (épanouissement familial et professionnel) et collectives (affaiblissement de la solidarité) s’est installée dans l’inconscient social. Elle est la conséquence, à mon avis, d’une évolution de notre monde libéral, qui tend de plus en plus à une recherche de consommation immédiate, à une invasion du champ affectif par certains fantasmes véhiculés par les médias dévalorisant l’image de l’individu , de ses racines et de son environnement familial. Nous serions tous restés des adolescents protestataires, détournés de la recherche de l’épanouissement personnel et social, et cherchant un idéal ultra libéral de consommation et de puissance, n’y parvenant jamais, mais obéissant sans le savoir au pouvoir des marchés et à leurs supports médiatiques. Que sont devenues la conscience, la responsabilité, la mise en commun des énergies dans notre société .
La révolte qui est dans les cœurs depuis quelques années, s’est exprimée en avril 2002 par un message très fort aux élections présidentielles et par d’autres messages aux élections suivantes. Les citoyens , même si les médias et les politiques essaient de les rendre abouliques et dépressifs, ont un fort espoir dans leur cœur de retrouver ou de trouver le bonheur social .
La banderole du lycée Eiffel s’adresse à mon avis à tous les politiques, de droite, de gauche et du centre : « ne cassez pas notre espoir ».
Les jeunes générations et les moins jeunes souhaitent que cessent les mensonges et les manipulations. Ils veulent comprendre la vérité du monde moderne, de la France, de leur commune, pour se retrousser les manches et construire un destin commun.
Ce que je dis au nom de l’UDF, n’est pas spécifique à la politique nationale pratiquée par la gauche, puis la droite, puis la gauche depuis 25 ans, c’est aussi le cas de notre commune.
La majorité communiste et ses alliés socialistes, qui depuis 25 ans gère très mal notre budget, ment et manipule. Elle tente de faire croire avec de très fortes dépenses de communication que tout irait mieux, même si notre commune s’appauvrit, qu’on y vit de plus en plus mal, en rêvant lors des théâtres locaux de « forums alter mondialistes », au lieu de prendre en charge les vrais problèmes sociétaux, à l’échelon local.
Le CA 2005 et le budget primitif 2006 montrent:
1- des frais de fonctionnement trop importants, surtout au niveau de la communication. Le CA montre un dérapage des charges à caractère général par rapport aux années antérieures. Le BP les augmente. 300 000€ de plus, dont 100 000€ pour téléphoner aux aubagnais et 200 000€ pour leur écrire.
400 000€ de plus en subventions aux associations, surtout à celles qui ne servent qu’à asseoir l’assise électorale du pouvoir en place. 500 000 de plus en embauche de nouveau personnel (25). Sans tenter de titulariser le personnel en situation précaire, sans tenter une politique de motivation du personnel pour définir un vrai service public efficace et mieux payé. Le centre et la droite, quand ils seront élus par les aubagnais en 2008, non seulement ne licencieront personne, mais oeuvreront à plus d’équité et d’efficacité dans les services. Le dialogue social n’existe pas dans les services,encore moins dans les quartiers. Les élus n’ont pas le monopole du savoir et sont dans leur rêve de penser que leurs idées , notamment alter mondialistes conviennent le mieux à tous les habitants d’aubagne.
2- L’imposition augmente de 1 200 000€. Elle avait monté de 2.4 m€ l’an dernier. Ce n’est pas pour mieux rendre service aux aubagnais. C’est uniquement pour le faire valoir, pour la propagande et la promotion des idées des « chefs » locaux.
3- A-t-on réellement amélioré la sécurité des personnes et des biens à Aubagne ? S’est-on efficacement attaché à diminuer le chômage et le nombre de rmistes ? En dehors de l’aménagement du cours Voltaire et de ce pont d’architecture douteuse, qui nous a couté 150 000€, qu’avez-vous fait pour rendre attractif le centre ville ? Des parkings très chers, pas d’espaces verts dans les nouveaux quartiers du centre ville, ni en périphérie. Avez vous dynamisé la vie des quartiers ? Non. Qu'avez-vous fait de notre environnement et du paysage de notre commune ?
4- L'endettement communal et communautaire reste important et obère les capacités d’équipement de la commune et de la communauté pour longtemps, pour nos enfants et petits enfants.