Jean-Marie ORIHUEL,Josyane ROYERE, Jean-Claude GAGNON et toute leur équipe ont projet de vous faire percevoir les valeurs et messages du "Mouvement Démocrate".
Lors d'un aparté - dont nous n’aurions peut-être jamais eu connaissance sans l’indiscrétion d’un caméraman - Jacques Chirac a confié au premier ministre espagnol José Luis Zapatero, approbatif : « À mon avis il n'y aura pas de problème pendant trois ou quatre mois, parce que tout de même le Hezbollah est un peu diminué... un peu, mais dans trois, quatre, cinq mois, cela peut être dangereux. Je suis un peu inquiet pour l'avenir. Cela dépendra beaucoup des négociations avec l'Iran.» Dites plus haut votre inquiétude et la nôtre. Répétez aussi comme vous l’avez écrit au président des Etats-Unis à l’occasion de la commémoration du 11 septembre qu’il convient « de poursuivre le combat contre le terrorisme ». Votre premier ministre prétend, quant à lui, « qu’il faut se garder d’une guerre contre le terrorisme » (1), que « c’est le devoir de l’Europe de montrer que le choc des civilisations n’est pas inévitable. Personne ne respecte plus cette sagesse, héritée de notre histoire, mieux que nous, Français et Européens.», s’attirant une réflexion féroce (sans valeur sans doute, venant d’un américain) : « Il reste à savoir quelle politique, française ou européenne, découlera de cette sagesse autoproclamée » (2). Aurons-nous seulement le temps d’en connaître les effets ? A ce même débat à l’assemblée nationale, les paroles de M. Bayrou avaient un tout autre accent. Comparant le défi lancé par l'Iran à celui lancé par l'Allemagne nazie à la conférence de Munich en septembre 1938, il rappelait : « Quand le président iranien déclare en juillet : « le problème fondamental du monde musulman est l’existence du régime sioniste qui doit être éliminé ». Quand il déclare en octobre dernier : « comme l’a dit l’imam Khomeiny, Israël doit être rayé de la carte… La nation musulmane ne permettra pas à son ennemi historique de vivre en son cœur même. », ce qu’il dit ne peut être ignoré, et ne peut pas ne pas être mis en rapport avec la question du contrôle de l’arme nucléaire. ». « Les démocraties ne peuvent pas accepter la prolifération nucléaire dans un pays qui affirme haut et fort qu'il faut en détruire un autre ». « Toutes les failles de notre monde risquent de s'approfondir » dites-vous (3). N’est-ce pas trop tard lorsque sont prononcés ces mots tels que « monde musulman », « nation musulmane » et « ennemi historique » ou cette interdiction de « vivre en son cœur même » ? Vous avez raison d’être « inquiet pour l’avenir ». Nous ne sommes pas des va-t-en guerre, mais sûrement une franche solidarité, souhaitée récemment par M. Sarkosy (4), avec le monde occidental et principalement les Etats-Unis rendrait plus crédibles nos ultimatums. La menace peut faire reculer la menace. 1- Assemblée nationale. 7 septembre 2006. 2- Richard Perle.Le Figaro du 12 septembre 2006. 3- Le Monde du 13 septembre 2006. 4- N. Sarkosy :«Jamais on ne doit chercher à mettre ses alliés dans l'embarras. On ne doit jamais donner l'impression de se réjouir des difficultés de nos alliés ».Le Figaro du 13 septembre 2006.