Selon lui, "le PS et l'UMP sont deux formes politiques du passé, deux étoiles éteintes". "On voit encore la lumière, mais l'émetteur n'est plus là", ironise M. Bayrou.
Il a réaffirmé sa certitude de disposer d'une majorité à l'Assemblée et souligné qu'il nommerait "un premier ministre complémentaire du président de la République et qui sera en accord avec lui".
Sa "majorité sera ouverte: je proposerai à des personnalités venues de sensibilités différentes de travailler ensemble pour sortir le pays de la crise", évoquant "des gens du centre, des gens venus de l'UMP, des gens venus du PS et des écologistes (...) et surtout des compétences venues de la société civile".
"Le courant démocrate n'existe pas en France et en Europe. Il ne demande qu'à naître pourvu qu'on lui donne sa pleine signification par sa pleine indépendance", estime-t-il..
Pour les législatives, "nous aurons des candidats dans toutes les circonscriptions. Dans certaines, un seul aura l'investiture. Ailleurs, il y aura un label, avec accord de désistement entre plusieurs candidats soutenant le contrat de majorité", précise-t-il. "Je ne demande à personne de se rallier. Chacun pourra conserver son identité", affirme M. Bayrou.
Selon lui, au sein des grands partis "rien ne bougera avant le premier tour". "Au soir du premier tour, si je suis qualifié, tout bougera. Au PS mais aussi à l'UMP.