Jean-Marie ORIHUEL,Josyane ROYERE, Jean-Claude GAGNON et toute leur équipe ont projet de vous faire percevoir les valeurs et messages du "Mouvement Démocrate".
02 août 2007. Dans le journal le Monde du 2 août 2007, M. Khadafi Junior nous fait visiter les coulisses du «coup de Tripoli ». Plus disert que le ministre français devant la commission des affaires étrangères, il le fait « avec un sourire charmeur », convenant « avec une grande tranquillité qu'il n'a pas cru en la culpabilité des infirmières bulgares ("elles ont malheureusement servi de boucs émissaires"), et que la Libye a obtenu dans cette affaire "un bon deal". "C'était une histoire compliquée. Une grande pagaille. Avec beaucoup de joueurs. Il a fallu satisfaire tous les joueurs."
Merci la France ! Un réacteur nucléaire, des exercices militaires conjoints, des missiles antichar Milan, un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires, « vous savez que c'est le premier accord de fournitures d'armes par un pays occidental à la Libye ?" . Certes, les infirmières bulgares ont été libérées. Mais reconnaissons, comme le fait M. Khadafi junior, que la Libye les détenait en otages, que c’est donc un état-voyou, qu’il n’y a aucune chance pour que ce pays respecte un jour les règles internationales et les droits de l’homme. Prévenons nos ressortissants et nos amis qui seraient tentés de se rendre dans ce pays, qu’ils peuvent à tout moment être kidnappés, que la tentation d’un salaire et l’exercice d’un métier les exposent à devenir des otages, et que, pour les délivrer, la solidarité financière de leurs compatriotes ou des amis de leur pays ne peut pas être sans limite. Certes, les infirmières bulgares ont été libérées. Mais reconnaissons que si le crime ne paie pas, le terrorisme, lui, paie toujours. Pourquoi, les nations civilisées reculent-elles en face de l’expression du terrorisme, qu’il s’agisse d’attentats ou de prises d’otages ? La réponse est-elle dans la question : parce que nous sommes des nations civilisées ? A moins que, tétanisés, nous acceptions de « donner de la nourriture aux crocodiles dans l’espoir d’être mangés les derniers »
La nourriture ? La France fournira des armes à la Libye. Est-elle sûre de leur utilité ? En théorie, nous n’avons pas à nous en préoccuper. Mais sommes-nous assurés qu’elles ne serviront pas, une fois de plus, à tuer des soldats français présents au Tchad ou dans d’autres pays d’Afrique. Le commerce des armes avec les états-voyous n’honorent pas ceux qui le pratiquent. M. Kouchner, sommes-tous toujours destinés à un rôle que vous avez longtemps condamné ?
« La déception est un sentiment qui ne déçoit jamais »