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Jean-Marie ORIHUEL,Josyane ROYERE, Jean-Claude GAGNON et toute leur équipe ont projet de vous faire percevoir les valeurs et messages du "Mouvement Démocrate".

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De deux mots, il faut choisir le moindre.

 

 La « GUERRE » . Selon nos contemporains, le mot ne doit jamais être employé. Toutefois, l’attitude n’est pas nouvelle. Ainsi, après la guerre de 1870, la règle était-elle, lorsqu’il s’agissait de la ligne bleue des Vosges : « Y penser toujours, n’en parler jamais » (1). La « NEGOCIATION ». Le mot est apaisant. Mais, le plus souvent, son seul résultat est de suspendre, quelque temps encore, la survenue de l’inéluctable.

Examinons deux exemples historiques de négociation, l’un concerne les démocraties européennes (Munich 1938), l’autre ne concerne que la France (Evian 1962). Évidemment, nous dira-t-on, « comparaison n’est pas raison », « l’histoire ne repasse les plats », « quand elle se répète, ce n’est plus une tragédie, mais une farce ». Puissions-nous en être assurés !

LES « ACCORDS » de MUNICH.

Naguère, le führer de l’Allemagne, comme aujourd’hui le führer de l’Iran, annonçait scrupuleusement, minutieusement, ce qu’il comptait faire. Aucun dirigeant de nos démocraties ne doutait de sa détermination ni des moyens qu’il emploierait pour y parvenir. Après l'ultime « négociation », nos dirigeants, humiliés, repartirent finalement après avoir accordé le dépeçage d’une petite nation, la Tchécoslovaquie.

La France soulagée – n’était-ce pas ce que des dirigeants indignes avaient souhaité ? – « est rendue à la belote  et à Tino Rossi. Sur le demi-cadavre d’une nation trahie, sur les demi-cadavres de leur honneur, de leur dignité et de leur sécurité, des hommes par millions dansent la danse de Saint-Guy de la paix » (Henry de Montherlant) (2). « Grâce à eux (ses dirigeants) la France peut continuer à vivre son beau et glorieux destin de nation pacifique et démocratique » (Jean Prouvost) (3).

La guerre, et quelle guerre !, ne fût pas écartée.

LES « ACCORDS » d’Evian.

Au terme de négociations probablement nécessaires, et de ce fait, longues et âpres, l’indépendance était accordée à l’Algérie le 18 mars 1962. Huit jours plus tard (4), l’armée française, forcément aux ordres de son gouvernement, tirait pendant 12 minutes sur ses ressortissants faisant 50 morts et plus de 200 blessés. Peu après (5 juillet 1962), alors qu’elle était présente sur les lieux (Oran), elle laissait exécuter 5.000 civils français, femmes et enfants indifféremment, ainsi que, dans le reste de l’Algérie, des dizaines de milliers de Harkis, nos auxiliaires français, qu’elle avait préalablement désarmés et rassurés sur leur sort en vertu…de la négociation.

L’encre n’était pas encore sèche que le gouvernement français ne trouvait même pas la volonté de faire respecter ce qu’il venait de signer, tant il est vrai que, le plus souvent, le mot négociation recouvre celui de reddition et, celui d’ultimatum, « la dernière exigence avant la capitulation ».

Encore le « lâche soulagement » !

La DIPLOMATIE, LE MOT MAGIQUE.

 

Nos lecteurs ont rappelé avec raison l’expression « si vis pacem, para bellum ». Nos diplomates devraient s’en inspirer et le faire savoir. Mais il ne suffit pas de le dire, il faut que l’interlocuteur en soit persuadé.

Or, l’ONU n’est pas le lieu où nos principes et nos valeurs seront le mieux défendus, car plus des deux tiers des pays représentés dans cette organisation ne sont pas des démocraties et, de ce fait, ils ne peuvent ni nous comprendre, ni nous respecter. Inutile, par exemple, de compter sur l’Iran et la Libye, pourtant dirigeants de la commission des droits de l’homme. Par ailleurs, l’utilisation du veto, dont disposent la Russie et la Chine, rend tout recours incertain et toute décision improbable. Il est également navrant de constater son impuissance absolue lorsqu’il s’agit d’un risque majeur de conflit nucléaire (Iran) et, en revanche, son implication - militaire - pour des conflits localisés (Kosovo, Afghanistan, Afrique).

En définitive, quand un pays (ou une communauté) menace ouvertement la paix du monde, quand il tente de nous terroriser, il faut d’abord l’isoler, totalement, et si cela ne suffit pas, oublier l’ONU et le combattre. Cette détermination paraît être celle de nos dirigeants actuels.

Beaucoup d’entre nous continueront à crier, comme Jaurès en juillet 1914 « guerre à la guerre », à répéter, à hurler, « la négociation ! la négociation ! », comme ceux qui, dans une célèbre comédie américaine, s’abritaient derrière « la tradition ! la tradition ! », sachant cependant qu’il est aussi difficile de sauver cette dernière que de « jouer du violon sur un toit » (6).  

 

1-     Léon Gambetta, Jules Ferry, 1879.

2-     Henry de Montherlant. L’Equinoxe de Septembre. Editions Gallimard, 1938.

3-     Jean Prouvost. France Soir. 1er  Octobre, 1938.

4-     La fusillade de la rue d’Isly. 26 mars 1962.

5-     Broadway . décembre 1964

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