A la veille du congrès fondateur du MoDem, samedi et dimanche, les quelque 1.500 participants à un congrès extraordinaire de l'UDF, réunis à Villepinte, ont voté à main levée à la quasi-unanimité.
M. Bayrou a compté 36 votes contre et huit abstentions.
"Je n'ai rien oublié de ce que nous avons vécu ensemble. Mais il faut changer pour vivre", a déclaré le "troisième homme" de la présidentielle, qui espère toujours "briser le mur de verre" entre la droite à la gauche.
"J'ai aimé l'UDF. Mais je suis obligé de vous dire ceci: c'est une forme politique du passé", a-t-il poursuivi en évoquant "l'image usée" de l'UDF, associée à "la copie, le décalque, en plus modéré mais aussi en plus fade, du RPR devenu l'UMP".
La naissance du MoDem, qui revendique entre 50.000 et 60.000 adhérents, "n'est pas qu'un changement de forme, c'est un changement de fond", a promis M. Bayrou. "Nous portons un autre projet politique et un autre projet de société que celui que défendent l'UMP et le PS".
"Je suis persuadé que les hommes et les femmes qui croient à une société de justice, à la créativité économique, au citoyen responsable, à l'indépendance de notre pays et au besoin d'Europe, sont majoritaires en France", a poursuivi M. Bayrou. Ces "démocrates", il faut "qu'il puissent se rassembler.