"Nous irons loin", a assuré l'ex-candidat de l'UDF à l'Elysée, élu dans la matinée à la présidence du MoDem, devant des sympathisants réunis au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), "la France va nous rencontrer".
"Je n'ai aucun doute sur le fait que les Français déçus, les Français qui rencontreront la désillusion, les Français qui attendent et espèrent autre chose vont se retrouver dans la maison commune que nous avons décidé de bâtir", a-t-il ajouté.
Dans un discours de plus d'une heure, François Bayrou a décliné les principes qui lui sont chers - pluralisme, transparence et responsabilité, sans cependant développer les sujets d'actualité.
"Tout le monde sait où est le virus qui fait que la France n'a pas droit à la démocratie que tous les autres pays européens ont obtenue et exercent", a dit François Bayrou.
Plus de 6 000 personnes (dont 6 d’Aubagne ) ont participé au cours de ces 3 jours à la fondation du Mouvement Démocrate et porté à sa présidence François Bayrou. Les structures locales seront, elles, élues en avril après les échéances municipales et cantonales. Dans l'attente, les structure existantes de l' UDF élargies à des représentants des nouveaux adhérents , de Cap 21 et des "ex verts" gèrent les affaires courantes et accordent les investitures M. Bayrou, 56 ans, qui dirigeait l'UDF depuis 1998, est élu à la tête du MoDem un an jour pour jour après sa déclaration de candidature à la présidentielle de 2007. Il avait porté samedi sur les fonts baptismaux le Mouvement démocrate (MoDem), dont il veut faire un "commando de transformation de la société française". Le "troisième homme" de la présidentielle (18,57% des voix) a salué "la suite de cette extraordinaire aventure, dont l'objet était de proposer aux Français une approche nouvelle du destin de leur pays". "Le chemin que nous avons choisi, c'est d'offrir au pays non pas un "ni gauche ni droite", car je n'aime pas le "ni ni", mais un dépassement de la gauche et de la droite dans un nouveau projet politique", a-t-il poursuivi. Il a caractérisé ce projet par les "trois R : rassemblement, renouvellement, refondation démocratique". Le député des Pyrénées-Atlantiques s'est une nouvelle fois démarqué de Nicolas Sarkozy sur le plan des valeurs, fustigeant une société d'"inégalités croissantes" et l'apologie de la "réussite matérielle", sous les acclamations des participants.
Samedi lors d'un exercice de démocratie directe inédit, les statuts ont été débattus avec les militants puis adoptés après six heures d'échanges riches et intenses.
Les instances nationales seront élues courant décembre par des votes par correspondance.