Jean-Marie ORIHUEL,Josyane ROYERE, Jean-Claude GAGNON et toute leur équipe ont projet de vous faire percevoir les valeurs et messages du "Mouvement Démocrate".
Gabriel Lévy 01 février 2007. Il est admis que l’élection présidentielle ne se gagne pas sur des sujets de politique étrangère comme si pour les Français l’avenir de la planète (et le leur) n’était inscrit que dans les programmes de Monsieur Hulot et non dans ceux des pays qui disposeront d’armes terrifiantes. Le sujet est pourtant d’importance et ne doit pas être traité uniquement par des railleries à propos des faux-pas de Madame Royale. En bref, la « rupture », naguère préconisée par M. Sarkosy, concernera-t-elle également notre politique étrangère ? Il semble que la réponse soit affirmative car « il ne croit pas à ce qu’on appelle « Rupture » ou « Révision », la démarche est urgente car même si nos moyens sont limités, nous pouvons mieux les utiliser. DES MOYENS LIMITES Depuis 50 ans, nos présidents confondent le rôle de Or, nos concitoyens ont déjà admis que DES RESULTATS INEXISTANTS
Dit autrement : Et dans cette course désordonnée, elle finit par oublier ses grands principes et devient incohérente : donneuse de leçons sur les droits de l’homme, mais indulgente à l’égard de ses alliés commerciaux, L’incohérence est manifeste lorsque l’amitié des princes, surtout lorsqu’ils sont riches et fastueux, sert de fondement à nos relations d’Etat. Le plus souvent, ces amis-là ne sont pas des démocrates. Qu’importe ? « Les dirigeants arabes ont parfois des méthodes qui ne sont pas les nôtres. Mais je me refuse à juger les régimes politiques à l’aune de nos traditions, au nom de je ne sais quel ethnocentrisme » [5]. Cette « stratégie » nous a-t-elle réussi pour autant ? Echec, notre politique insuffisamment équilibrée dans le conflit israélo-palestinien ; échec, notre tentative pour éviter la guerre d’Irak, pour empêcher les tueries au Tchad ; illusoire, notre désir de promouvoir un multilatéralisme sous l’égide de l’ONU. Le Soudan est sourd à ses injonctions et on meurt au Darfour par centaines de milliers ! Avons-nous au moins reçu la monnaie de notre pièce ? Assurément non : nos ressortissants ne sont pas à l’abri des rapts en Irak, en Iran, dans la bande de Gaza et leur libération est obtenue au prix de l’humiliation et probablement du paiement d’une rançon. Or, il n’y a pas de marchandage sans complicité. En définitive, la position singulière de DES POSTURES DANGEREUSES Il n’est pas douteux que l’arrêt imposé de la guerre au Liban et la surveillance inefficace de l’application de la résolution 1701 (élaborée par Le multilatéralisme – notre version soft de l’anti-américanisme - est contre-productif. Il a pour effet de neutraliser, d’inhiber ou de retarder tout esprit de résistance, d’aboutir à l’armement psychologique des adversaires de nos démocraties. Notre actuel président, présenté comme « l’homme qui n’aimait pas l’occident » [6], se comporte comme s’il négligeait le risque d’un isolement définitif du peuple américain. «Ceux qui dénoncent son impérialisme risquent de regretter bientôt son indifférence » [7]. Aurons-nous alors les moyens de nous dispenser du bouclier anti-nucléaire américain ? LA REVISION EST DEVENUE INDISPENSABLE. Elle doit porter sur 4 points principaux : 1°) Il faut réviser notre comportement à l’égard de l’ONU en admettant l’apparent paradoxe selon lequel l’ONU actuelle ne sert pas la paix dans le monde, mais lui nuit. La plupart des 192 états qui la composent n’a pas de régime démocratique, ne répond pas aux critères des nations civilisées, ne respecte ni les droits de l’homme, ni ceux de la femme, accepte ou fomente des guerres tribales et religieuses. Or, ces états forment des majorités systématiques et contraignantes sur des critères idéologiques ou religieux auxquels nous ne devons pas souscrire. Subrepticement, mais dangereusement, nos démocraties irrésolues sont amenées, pour leur complaire, à se soumettre en votant des résolutions partisanes ineptes. Nous devons cesser de le faire ; 2°) Il ne faut pas pactiser avec les idéologies nocives issues du marxisme en Amérique du sud, alors même qu’elles tendent justement à disparaître en Asie ; 3°) Il faut admettre l’existence d’un conflit entre la civilisation et la barbarie. « Si tu ne vois pas ce qu'il faut craindre, tu ne survivras pas » [8] ; 4°) Enfin, et évidemment, il faut accroître la solidarité avec nos alliés naturels, ceux qui partagent notre mode de vie, notre respect des libertés et de la laïcité. Le multilatéralisme, dans la charrette de l’ONU, ne conduit pas seulement à une impasse, c’est un péril redoutable. 1- In André Gluckmann, Le Monde du 29 janvier 2007. 2- Le 29 juillet 1830, Chateaubriand écrivait à Madame Récamier : « M. de Polignac est bien coupable. Son incapacité est une mauvaise excuse. L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime ». In : François Mauriac, Mémoires Politiques, janvier 1939. 3- M. Dupont-Aignan, député français. Le Point 22 août 2003. 4- « Au nom de l’efficacité, il refuse des années durant de voter les résolutions de l’ONU qui condamnent