Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jean-Marie ORIHUEL,Josyane ROYERE, Jean-Claude GAGNON et toute leur équipe ont projet de vous faire percevoir les valeurs et messages du "Mouvement Démocrate".

Publicité

"Pour une nouvelle politique culturelle"

François Bayrou s'est prononcé samedi pour "une nouvelle politique culturelle pour la Nation", lors d'un colloque sur la culture organisé par le candidat UDF à la présidentielle au Sénat.
Bayrou prone pour le XXIe siècle une nouvelle politique culturelle

François Bayrou le 17 février 2007 au Sénat

"On a vécu pendant des décennies sur l'héritage d'André Malraux. Le temps est venu de définir une politique pour le XXIe siècle", a déclaré M. Bayrou. "Les artistes doivent être associés à cette démarche", dont le président de la République doit "se saisir au premier chef", a-t-il ajouté.

Sans citer de noms, M. Bayrou avait entamé son discours en dénonçant les "innombrables pressions" dont, selon lui, ont été l'objet des personnalités qui avaient initialement "accepté de venir" au colloque. Parmi les personnalités annoncées par le programme mais absentes, figuraient notamment les écrivains Jorge Semprun et Yann Queffélec et l'acteur Pierre Arditi. L'actrice Marie-Christine Barrault, l'écrivain et scénariste Jean-Claude Carrière et le comédien Robin Renucci étaient présents.

Soulignant que "la culture ne doit pas se rendre aux contingences de la société marchande", M. Bayrou a rendu hommage à Jacques Chirac, qui selon lui "a été un défenseur tout à fait présent de cette idée".

Il a cité "trois grandes étapes" pour cette "nouvelle politique culturelle pour la Nation": défense du patrimoine, aide à la création et éducation.

Sur le premier point, il a souligné qu'il fallait que l'Etat respecte les délais de paiement aux entreprises chargés de l'entretien des bâtiments historiques. Il a estimé qu'il fallait "mobiliser tous les moyens nécessaires" pour une "démarche de fondation". En matière d'aide à la création, il a souhaité le développement du "mécénat de l'Etat". Soulignant le manque de moyens de l'Education nationale, il a estimé que les intermittents, "entre deux emplois", qui "recherchent des moyens de subsistance", pourraient être mis à contribution à cet égard.

Concernant l'assurance-chômage des intermittents, il a évoqué la proposition de loi du comité de suivi, écartée "par un artifice de procédure". "Nous tenons beaucoup à cette proposition de loi, et une fois passées les élections, nous la défendrons et la ferons adopter", a-t-il promis.

Sur le dossier des droits d'auteur, il a estimé que la loi a été "très maladroitement présentée (...) On a voulu passer en force, on s'est gravement trompé". Dans l'avenir, il a estimé qu'il y aura "deux secteurs, celui des droits protégés, sans doute sous la forme d'achats en ligne, moins chers qu'aujourd'hui (...) et un secteur dédié davantage au partage gratuit". Pour M. Bayrou, "un des impératifs" est que la culture soit "une culture du peuple, largement ouverte en direction de ceux qui n'ont pas avec la culture une relation facile, une relation d'enfance".

Il a proposé également que les collections des musées nationaux soient davantage exposées dans les musées de province.

Enfin, François Bayrou a défendu samedi "la liberté d'expression et l'objectivité des journalistes", après "l'affaire Alain Duhamel", suspendu par France Télévisions et RTL pour lui avoir exprimé son soutien. "Je défends la liberté d'expression et l'objectivité des journalistes", a déclaré M. Bayrou, en clôturant le colloque. "Je préfère et de loin des journalistes objectifs, dont on connaisse l'opinion, à des journalistes dont on ne connaît pas l'opinion, mais qui sont tendancieux et partisans", a ajouté le candidat UDF à la présidentielle.

"Si Alain Duhamel, au lieu de prononcer le nom de François Bayrou, avait prononcé d'autres noms, l'écho aurait été moindre et peut-être les réactions" également, a-t-il dit. Rappelant le contexte de ce qu'il a qualifié d'"affaire Alain Duhamel", M. Bayrou a expliqué que le journaliste s'était exprimé "dans un cadre privé", devant les étudiants de Sciences-Po en novembre dernier, alors que lui-même n'était pas encore officiellement candidat à la présidentielle.

"Alain Duhamel a voulu exprimer des critiques sur la campagne du référendum européen" de mai 2005, et "pour adoucir ces critiques, il a dit à mon sujet, +je l'aime bien et je m'apprête à voter pour lui+", a relaté M. Bayrou, qui n'était pas présent à ce débat, mais auquel assistait Marielle de Sarnez, vice-présidente de l'UDF. Les jeunes UDF ont mis "ingénument" la vidéo de ce dialogue sur leur site, a-t-il ajouté.

M. Bayrou a en outre souligné qu'"un journaliste est un citoyen" comme les autres, "dont on peut attendre qu'il ait des opinions". "Il faut tourner la page sur le temps du sectarisme, le temps où on était obligé de se taire", a-t-il lancé. M. Duhamel a toujours été "un journaliste honnête", qui "n'a jamais eu la moindre complaisance à l'égard de ceux" qu'il a interviewés, a-t-il estimé. M. Bayrou a également rappelé qu'il avait lui-même témoigné au procès de Charlie-Hebdo dans l'affaire des caricatures de Mahomet, au nom de la liberté d'expression, "notre bien le plus précieux".

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article